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Sur une devanture québécoise,
le français passe devant

C'est encadré par la loi et ça ne se règle pas au moment de brancher l'écran : ça se décide au moment de préparer le contenu, ce qui est plus simple si on le sait avant.

L'affichage commercial visible de l'extérieur doit donner au français une place nettement plus grande qu'à toute autre langue. Pour un écran, ça se traduit en décisions concrètes qui n'ont rien de technique :

  • Une version française à part entière, pas une traduction condensée d'un visuel anglais. Un texte français plus court que l'anglais sur le même visuel est précisément ce qu'il faut éviter — et c'est ce que produit une traduction faite à la fin.
  • Si les deux langues alternent, le français doit rester nettement dominant dans le cycle : c'est du temps d'affichage, et ça se règle une fois dans la programmation.
  • Ce qui est à l'intérieur n'a pas les mêmes contraintes que ce qui se voit de la rue. Beaucoup de commerces règlent la question en tournant l'écran de quelques degrés.

Le conseil pratique, et il n'est pas juridique : écris en français d'abord et traduis ensuite si tu veux. Une chaîne dont le siège est ailleurs fait presque toujours l'inverse, et le résultat se voit — le français sonne comme une sous-titre, ce qui est mauvais pour la conformité et pire encore pour le client qui le lit.

Ce texte n'est pas un avis juridique et les exigences évoluent : la source à consulter est l'organisme québécois compétent, pas un fournisseur de logiciel. Ce qu'on peut dire de notre côté, c'est que le temps d'affichage et la taille se règlent dans la programmation, sans avoir besoin de deux écrans.

De novembre à mars
personne n'ouvre ta porte pour voir ce qu'il y a dedans

Le reste de l'année, un client hésitant entre et regarde. L'hiver, la décision se prend entièrement sur le trottoir, dans le froid, en quelques secondes, à travers une vitre qui est souvent embuée par en dedans. C'est une situation différente et elle dure cinq mois.

Trois effets concrets, et aucun n'est une question de goût :

  • Le bas de la vitrine disparaît. Le banc de neige monte, et avec lui la partie utile de ta devanture. Tout ce qui compte doit être au-dessus de la hauteur des yeux d'une personne debout dans la neige.
  • La buée vient de l'intérieur. Un écran collé à la vitre chauffe et empire la condensation juste devant lui. Quelques centimètres de recul règlent le problème pour l'hiver au complet.
  • La lecture se fait en marchant vite. Personne ne s'arrête à moins vingt. Une seule information, en gros, qui donne une raison d'ouvrir la porte : c'est tout ce qui passe.

Il y a un contenu qui fonctionne particulièrement bien dans ces mois-là et qu'on oublie parce qu'il paraît trop simple : dire qu'on est ouvert. En hiver, une rue avec la moitié des commerces aux horaires réduits rend l'ouverture elle-même incertaine, et beaucoup de gens ne tentent pas leur chance.

L'autre moitié de l'année demande exactement l'inverse, et c'est ce qui rend le réglage payant : l'été, la porte reste ouverte et le trottoir devient une extension du commerce. Le même écran, avec deux configurations saisonnières, couvre deux situations qui n'ont rien en commun — et le passage de l'une à l'autre est une décision annuelle, pas une tâche.

Va voir ta vitrine depuis le trottoir un matin de tempête. Ce qui reste lisible depuis là, avec le banc de neige et la buée, est ta vitrine réelle pendant cinq mois.

Questions
fréquentes

Non. Support email en français + anglais. Cloud SaaS.
Tarifs en EUR. Conversion CAD à la facturation. Compétitif vs fournisseurs locaux.
Oui, dans Québec et Ontario. Restaurants, hôtels et tech (IA Montréal) sont les principaux secteurs.
Oui. Plan Network gère multi-sites depuis un panneau central.
L'affichage commercial extérieur doit accorder au français une place nettement plus grande. En pratique, si les deux langues alternent, le français doit rester dominant dans le cycle, ce qui se règle une fois dans la programmation. Pour le détail des exigences, la source est l'organisme québécois compétent et pas un fournisseur de logiciel.
En l'écrivant en premier. Une chaîne dont le siège est ailleurs part presque toujours de l'anglais et condense ensuite, ce qui donne un texte français plus court et plus sec sur le même visuel. Écrire la version française d'abord et adapter l'anglais après règle le problème à la source.

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